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Prix Veblen des mémoires sur la transition écologique et sociale - édition 2021

Vous étudiez l’économie ou une discipline voisine et votre mémoire de M2 porte sur la question écologique ? Vous avez jusqu’au 5 octobre 2021 pour participer au prix Veblen ! (FAQ à la fin de la page)

Julien Hallak, 26 mai 2021

Le Prix Veblen, c’est quoi ?

Le Prix Veblen en mémoire de Philippe Frémeaux - appelé ainsi en souvenir du président-fondateur de l’Institut, décédé en 2020 - récompense chaque année les travaux de recherches pour leur contribution au pluralisme en économie et à la réflexion sur la transition écologique et sociale.

Cette année, le prix est organisé en partenariat avec l’initiative étudiante Exploring Economics, une plateforme dédiée à la découverte des sciences économiques dans une perspective pluraliste, interdisciplinaire et critique.

L’édition 2021 est ouverte

Comme l’année précédente, l’édition 2021 du Prix récompensera un mémoire de Master 2 en sciences économiques ou en discipline voisine pour sa capacité à problématiser la notion de transition social-écologique et pour leur contribution à la recherche sur un des enjeux clefs de la transition.

Pour être éligible, le mémoire devra être soutenu dans l’année universitaire 2020-2021.

La meilleure contribution sera récompensée par un prix de 1500 € et présentée dans les publications de l’Institut, ainsi que mise en avant sur la plateforme Exploring Economics

Pour candidater

Vous avez jusqu’au 5 octobre 2021 pour envoyer votre mémoire de M2, accompagné d’une présentation (5 pages max) à Julien Hallak, chargé de programme à l’Institut (hallak[at]veblen-institute.org).

Dans l’objet du mail doit figurer "[PRIX VEBLEN 2021]". Vous recevrez ensuite un mail confirmant la prise en compte et la validité de votre candidature.

Questions à aborder dans votre présentation

La présentation du mémoire devra répondre brièvement aux questions suivantes, dont la première est la plus importante :

  • En quoi votre recherche contribue au débat sur la transition écologique ?
  • En quoi est-elle ancrée dans une perspective de soutenabilité forte ?
  • (question facultative) En quoi est-ce un travail qui croise les disciplines et/ou courants de pensée ?

Soigner la présentation est crucial. Nous vous invitons à vous concentrer sur la première question et de répondre plus brièvement à la deuxième et à la troisième —(qui est facultative).

Le jury, présidé par Dominique Méda

  • Dominique Méda  : Philosophe et sociologue. Professeur de sociologie à l’Université Paris-Dauphine, directrice de l’Institut de recherches interdisciplinaires en sciences sociales (IRISSO, UMR CNRS) et titulaire de la chaire ’Écologie, travail, emploi’ au Collège d’études mondiales (CEM). Elle est notamment l’auteure avec Éric Heyer et Pascal Lokiec du livre Une autre voie est possible (Flammarion 2018) et avec Florence Jany Catrice (Dir) l’économie au service de la société (Les petits matins 2019) ; Au-delà du PIB. Pour une autre mesure de la richesse, Champs-Actuel 2008 ; Réinventer le travail, avec Patricia Vendramin, P.U.F, 2013 ; La mystique de la croissance. Comment s’en libérer, Flammarion, 2013. Ce qu’elle défend : de nouveaux indicateurs de richesse, la réduction du temps de travail, une économie post-croissance.
  • Antoine Godin : Antoine Godin est en charge du programme de développement et de suivi de l’outil de modélisation macroéconomique GEMMES. Mis au point par l’AFD, celui-ci est l’un des seuls à intégrer à ses scénarios les risques économiques et financiers liés aux dérèglements climatiques et à la raréfaction des ressources. Entré à l’AFD en 2017, Antoine Godin travaille d’abord au développement d’une application du modèle GEMMES aux économies de la Colombie et du Maroc. Il est en charge de la cellule GEMMES depuis juillet 2019. Il poursuit par ailleurs des travaux de recherche sur la transition bas carbone et résiliente, notamment au travers des transformations structurelles qui en découlent et de ses impacts financiers et macroéconomiques.
    Avant d’intégrer l’AFD, cet économiste a contribué au développement méthodologique de plusieurs approches de modélisations macroéconomiques, toutes construites autour du concept des interactions entre dynamiques économiques et dynamiques financières. Il a notamment été consultant pour la Banque d’Angleterre et professeur d’économie financière à la Kingston University, à Londres. Économiste associé au Centre d’économie de l’Université Paris-Nord (CEPN), Antoine Godin a un diplôme d’ingénieur en mathématiques appliquée de l’université catholique de Louvain (Belgique) et un doctorat en Sciences économiques de l’université de Pavie (Italie). Au travers de modèles stock-flux cohérents et multi-agents, il a étudié les dynamiques d’innovations, les instabilités financières et les politiques d’emploi garanti.
  • Natacha Gondran : professeur en évaluation environnementale au sein de Mines Saint-Etienne / UMR 5600 Environnement Ville Société. Elle oriente ses activités de recherche et d’enseignement sur la question de l’évaluation et la représentation des enjeux environnementaux dans une perspective de transitions écologique et énergétique. Elle est notamment co-auteur, avec Aurélien Boutaud, de « L’empreinte écologique » (2009, 2018) et « Les limites planétaires » (2020), publiés dans la collection Repères aux éditions La Découverte. Ce qu’elle défend : estimer et rendre visibles les différents impacts environnementaux des activités humaines afin d’encourager et aider différents acteurs à les réduire.
  • Florence Jany-Catrice : Économiste. Professeur à l’Université de Lille et chercheuse au Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (CLERSE). Elle préside l’association française d’économie politique. Parmi ses publications : Les Nouveaux Indicateurs de richesse, éditions La Découverte, coll. Repères, 2005 réédition actualisée en 2016 (avec Jean Gadrey) ; Les Services à la personne, (avec François-Xavier Devetter et Thierry Ribault, éditions La Découverte, coll. Repères, 2009 réedité en 2016 ; La Performance totale : nouvel esprit du capitalisme ?, éditions Presses Universitaires du Septentrion, coll. Capitalismes, éthique, institutions, 2012. Faut il attendre la croissance (avec Dominique Meda) à la documentation Française 2016, et l’indice des prix à la consommation, édition La Découverte, coll Repères 2019 . Ce qu’elle défend : pluralisme en économie, nouveaux indicateurs de richesse, elle débusque les conventions derrière les projets de quantification.
  • Diane de Mareschal : Diplômée de la Faculté de Paris I Panthéon-Sorbonne, Diane de Mareschal est directrice de projets à l’Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts qui soutient des projets portés par des équipes de recherche, en lien avec ses priorités stratégiques et notamment dans le champ du développement territorial. Elle a travaillé pendant plusieurs années dans différentes structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) dédiées à l’émergence de projets de création d’entreprise puis à la Caisse des Dépôts en tant que chargée d’investissement en ESS et de partenariats avec des associations d’élus.
  • Antoine Missemer : Économiste et historien des idées. Chercheur CNRS au CIRED - Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (UMR 8568). Ses travaux portent principalement sur l’histoire de l’économie de l’environnement, de l’énergie et des ressources naturelles. Il a notamment publié ’Nicholas Georgescu-Roegen, pour une révolution bioéconomique’ (2013, ENS Éditions), ’Les économistes et la fin des énergies fossiles (1865-1931)’ (2017, Classiques Garnier) et, en coordination avec Ève Chiapello et Antonin Pottier, ’Faire l’économie de l’environnement’ (2020, Presses des Mines).
  • Antoine de Ravignan : Rédacteur en chef adjoint à Alternatives Economiques en charge des pages environnement. Il est journaliste à Alternatives Economiques et à Alternatives Internationales depuis 2001.
  • Xavier Timbeau  : Xavier Timbeau est directeur principal de l’OFCE, enseignant à Science Po. Il a auparavant occupé les postes de directeur du département analyse et prevision et d’économiste à l’OFCE. Ce qu’il défend : une réforme de la fiscalité du capital, une politique urbaine pour lutter contre la hausse des prix, la lutte contre l’austérité en Europe, un New Deal vert européen pour créer des emplois et de la justice sociale.

Questions fréquentes

  • Je ne connaissais pas le concept de soutenabilité forte avant d’arriver sur cette page, est-ce que je n’ai aucune chance ?

Ne vous inquiétez pas, c’est le fond qui compte ! Nous cherchons surtout à avoir des travaux conscients de la nécessité de faire rentrer l’économie dans les limites planétaires, ancrés dans une réflexion rigoureuse, sourcée et empirique sur le sujet. La mobilisation d’arguments de théorie macroéconomique pour justifier l’existence d’une "croissance verte", ou la mise en avant de technologies potentiellement bénéfiques pour l’environnement sans réflexion sur l’impact écologique de celles-ci seront considérées comme insuffisantes sur le fond.

Par ailleurs, nous indiquons que certains travaux de l’édition 2020 ont été grandement appréciés, et présélectionnés, malgré l’absence de référence à la littérature sur la soutenabilité forte ou l’économie écologique.

  • Puis-je envoyer mon mémoire s’il n’a pas été soutenu pour l’année 2020-2021, ou s’il n’a pas encore été soutenu ? Et si je ne suis pas en M2 ?

Nous n’acceptons que des mémoires de M2, soumis à un jury académique dans l’année 2020-2021, avant le 5 octobre. Toutefois, si la date de soutenance dépasse le 5 octobre, merci de nous contacter, nous verrons au cas par cas.

  • What if my master thesis is in English ? Can I send a translated text ?

Unfortunately, we only accept texts in French. Although we do not recommend candidates to invest time and energy to translate their works, we accept without distinction French versions.

  • Tout le monde n’est pas en master de recherche. Acceptez-vous les mémoires adossés à un stage ? Et les rapports de stage ?

Bien-sûr ! C’est l’occasion de rappeler que le jury n’a pas vocation à rendre un verdict que l’on pourrait mettre sur le même plan qu’un jury académique. Ce qui nous intéresse, c’est la démarche du mémoire et sa contribution au débat sur la transition.

Toutefois, nous restons attachés à la forme du "mémoire", qu’il soit professionnel ou de recherche. Un rapport de stage "pur" a peu de chances d’être pertinent à nos yeux.

Le travail lauréat de l’édition 2020 est, par exemple, un mémoire adossé à un stage.

  • Et si je suis en école de commerce ? Ou d’ingénieur ? Ou une autre formation qu’universitaire ou IEP ?

Nous avons conçu ce prix des mémoires pour décloisonner les disciplines et valorisons la diversité des candidatures. N’hésitez donc surtout pas sur des considérations de filière !

Par exemple, nous avons reçu pour l’édition 2021 de bons travaux venant de parcours type "école de commerce", qui ont été présélectionnés par le jury.

  • Puis-je envoyer un mémoire purement quantitatif ? Ou qualitatif ?

L’objet de ce prix est aussi de valoriser la diversité des méthodologies qu’il est possible d’employer pour répondre à une question de recherche sur la transition. Les travaux croisant méthodes qualitatives (entretiens, travail d’archives) ou quantitatives (sondages, voire économétrie) seront particulièrement valorisés. Toutefois, ce ne sera pas un critère déterminant, car nous sommes conscients qu’il est difficile en M2 de faire un mémoire croisant les méthodes.

En ce qui concerne les mémoires quantitatifs, nous attirons votre attention sur le fait que nous ne regarderons la modélisation que pour s’assurer que la démarche scientifique est valide, et en adéquation avec les conclusions tirées.

  • Et un travail purement théorique ? Ou relevant de l’histoire des faits ou des idées ?

Si la contribution aux débats sur la transition est montrée, nous pouvons accorder un grand intérêt à ce type de travaux.

Contact

Une question ? N’hésitez pas à m’envoyer un mail : hallak[at]veblen-institute.org

L’annonce du prix en pdf

Annonce du prix veblen 2021

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