Ce chiffre est en recul de 10 points par rapport à une précédente enquête menée en 2021. Il est principalement dû au fait que les autorités de contrôle ont augmenté le nombre métabolites de pesticides (des molécules issues de la dégradation des pesticides) qu’elles recherchent. Dès cette année, certains PFAS devront être analysés, ce qui devrait encore dégrader ces résultats.
La non-conformité est mesurée par rapport à des seuils génériques de qualité au niveau européen. Ils sont bien inférieurs aux seuils établis par les autorités sanitaires, dont le dépassement peut entraîner une restriction de consommation d’eau. L’eau en France demeure ainsi potable pour la population. La présence de ces substances de plus en plus importantes dans les nappes phréatiques et les cours d’eau interroge néanmoins sur les risques sanitaires pour la population et l’écosystème. L’indice des pressions toxiques cumulées en pesticides montre qu’une pression toxique « forte » pour les organismes aquatiques a été relevée dans une station de prélèvement sur deux sur la période 2018-2020. L’eau bue par la population française ne représenterait finalement que 5 % de son exposition aux pesticides, par rapport à l’alimentation qui représenterait 95% de l’expositions aux pesticides, selon l’Organisation mondiale de la santé.
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