En France, les émissions de GES sur le territoire en 2023 s’élevaient à 408,23 MtCO2e. Mais les émissions engendrées par notre consommation étaient nettement supérieures (553 Mt CO2e), dont la moitié constituait des émissions importées (275.02 Mt CO2e).
Hors la dynamique est celle d’un transfert de nos émissions : selon l’INSEE, “entre 1990 et 2024, l’empreinte carbone de la France s’est réduite de 20 %. Les émissions intérieures ont diminué de 34 %, tandis que les émissions associées aux importations se sont accrues de 2 %”.
Dans le cadre de la troisième stratégie nationale bas carbone (SNBC3), adoptée en juillet 2026, la réduction de l’empreinte carbone et donc des émissions importées devient d’ailleurs un objectif important (même si non contraignant).
Donc quand le RN présente la réduction des émissions importées comme l’un des trois piliers de sa réponse aux vagues de chaleur successives, avec le plan climatisation et le soutien au nucléaire, fin juin, il vise plutôt juste. Mais un examen détaillé des votes clés en hémicycle pour la réduction des émissions importées révèle que les élus RN ont souvent voté contre ou se sont abstenus.
De nombreuses nouvelles données sur émissions importées sont à à retrouver dans le nouveau site de European Climate Foundation (présenté ce jour) : Traded emissions tracker
