Cependant, l’UEI ne s’attaque pas aux causes profondes du déficit d’investissement dans les domaines où les flux financiers divergent des priorités stratégiques. Le seul levier supplémentaire envisagé pour les réorienter reste le cofinancement public-privé via InvestEU et le futur Fonds pour la compétitivité. Combler ce déficit exigera pourtant des mesures complémentaires en matière de réglementation financière et de politique monétaire.
Note publiée dans le cadre du projet "New approaches in transition finance"
MESSAGES CLES
• Le déficit d’investissement de l’UE tient moins à un manque de financement qu’à un financement systématiquement mal aligné sur les priorités stratégiques. De nombreux investissements vitaux présentent des profils risque-rendement incompatibles avec les attentes des investisseurs privés.
• L’UEI vise une meilleure intégration et une mise à l’échelle des marchés financiers européens, mais fait peu pour orienter concrètement les flux vers ces investissements.
• Il en va de même pour la relance de la titrisation, pièce maîtresse de l’UEI. Les investissements supplémentaires promis via les bilans bancaires restent théoriques, sans garantie qu’ils concerneront des secteurs stratégiques. La titrisation pourrait en outre créer de nouveaux risques financiers.
• L’UEI a manqué l’occasion d’imposer une titrisation verte assortie de conditionnalités fortes.
• Les mesures en faveur du capital-risque sont utiles pour stimuler l’innovation, mais ne reflètent pas les besoins de financement globaux de l’économie.
• Le financement des objectifs stratégiques repose donc essentiellement sur les subventions publiques et les instruments mixtes.
• Des mesures complémentaires restent nécessaires, notamment en matière