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C’est ainsi, sur une note amère, que s’achèvent la « révolution » et la « modernisation » annoncées avec tant d’insistance par le candidat Emmanuel Macron pendant sa première campagne électorale. Beaucoup ont cru, ou voulu croire, dans ce « progressisme » qui prétendait dépasser le clivage gauche-droite, invoquait le « en même temps » et promettait d’en finir avec le « vieux monde ». Dix ans plus tard, le clivage gauche-droite structure en effet moins la scène politique, mais ce n’est pas forcément une bonne chose pour la démocratie. Et sur le plan des politiques économiques, le progressisme fut vite réduit aux recettes libérales qui n’ont pas tenu leurs promesses, mais ont bel et bien creusé les inégalités. L’aile gauche du macronisme n’y a pas survécu, comme pour confirmer l’adage selon lequel un centriste français n’est « ni de gauche, ni de gauche ».