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Vivement 2050 ! Programme pour une économie soutenable et désirable

Par Robert Costanza, Gar Alperovitz, Herman E. Daly, Joshua Farley, Carol Franco, Tim Jackson, Ida Kubiszewski, Juliet Schor, Peter Victor, Les petits matins - Institut Veblen, mai 2013.
Les principes qui fondent l’économie mondiale doivent changer, et vite ! Nos modes de vie s’accompagnent de prélèvements qui détruisent les ressources limitées de la planète et menacent les bases mêmes de la vie. Pire, la poursuite de la croissance a cessé d’améliorer le bien-être dans les pays riches tandis que pauvreté et sous-alimentation perdurent au Sud. La bonne nouvelle est qu’il serait possible de satisfaire les besoins de tous, de concilier le nécessaire et le souhaitable, et de vivre mieux dans (...)

La véritable richesse, une économie du temps retrouvé

Par Juliet B. Schor, sociologue au Boston College, ECLM, avril 2013.

Aujourd’hui, travail et consommation s’entraînent l’un l’autre pour assurer l’alimentation d’une machine économique en perte de sens. Une course folle, qui en plus de détruire l’environnement, ne parvient plus à améliorer le bien-être. Pour réunir les conditions du changement et sortir du "business as usual", il faut revoir radicalement notre façon de penser, de travailler, de consommer. Loin de tout message sacrificiel, et en reprenant à son compte l’idée de rêve américain fondé sur la recherche du bonheur, Juliet Schor démontre qu’un mode de vie qui privilégie l’épanouissement et la cohésion sociale plutôt que l’accumulation peut mener à l’équilibre écologique et économique. Cela passe tout d’abord par la réduction du temps de travail, au coeur de cet ouvrage, et par une bonne utilisation du temps ainsi libéré : agriculture urbaine, bricolage, échanges, sont autant d’exemples explorés ici. Juliet Schor défend aussi l’idée que les innovations sociales et les nouvelles technologies peuvent simultanément améliorer nos vies et protéger la planète. Elle nous convainc ainsi que nous pouvons remettre en cause l’idée de déterminisme, notamment économique, auquel nous devrions nous soumettre et nous donne les moyens de sortir du cycle qui mène du travail aux dépenses et d’aller vers un monde riche de temps, de créativité, d’information et de lien social. Juliet Schor a enseigné l’économie à Harvard, avant de rejoindre le Boston College où elle enseigne la sociologie. Son travail porte principalement sur l’économie du travail, de la dépense, de l’environnement et sur la culture de consommation.

Pourquoi les économistes ne s’intéressent pas à l’ESS ?

Enquête réalisée pour le LABO-ESS et l’Institut CDC pour la recherche
L’économie sociale et solidaire (ESS) rassemble des organisations qui se définissent par leur statut - non-lucrativité, gouvernance qui s’affirme démocratique - ou par leur objet social spécifique (ex : réinsertion dans l’emploi de personnes en difficulté, agriculture biologique, commerce équitable, énérgies renouvelables, etc.). Si quelques économistes de renom travaillent sur le sujet, la majorité de la profession néanmoins, y compris parmi ceux qui se montrent favorables à une transformation de notre (...)