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Table-ronde

[REDIFFUSION] Faut-il annuler les dettes publiques détenues par la BCE ? Un débat français dans une perspective européenne

Une mise en perspective le 12/04 à 10h avec Jézabel Couppey-Soubeyran (univ. Paris-I, Institut Veblen), Xavier Timbeau (OFCE), Sven Giegold (Die Grünen) et Paul Magnette (PS belge)

Vendredi 12 mars, 10h à 11h15.
La rediffusion de cette table-ronde est disponible ci-dessus sur Youtube. Veuillez cliquer sur ce lien si elle ne s’affiche pas. N’hésitez pas à nous contacter en cas de problème.

Participants :

- Jézabel Couppey-Soubeyran, économiste, maitresse des conférences à l’Université Paris I, conseillère scientifique à l’Institut Veblen. }
- Xavier Timbeau, économiste, directeur de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE)
- Sven Giegold, homme politique allemand, député au Parlement européen, membre de l’Alliance 90 / Les Verts.
- Paul Magnette (sous réserve), homme politique belge, ancien ministre fédéral du Climat et de l’Énergie, président du Parti socialiste belge.

Animation : Aude Martin, Alternatives Economiques.

Présentation

Le débat sur l’annulation des dettes souveraines détenues par la Banque centrale européenne a pris une ampleur inédite ces derniers mois en France. Deux appels publics ont ainsi été lancés à ce sujet dans l’espace d’un mois : un "pour" et l’autre "contre" l’annulation.

Le sujet clive visiblement - et à notre sens inutilement - des économistes qui partagent par ailleurs de nombreuses convictions. Mais puisqu’il s’est imposé dans le débat parlons sereinement de l’économie politique qui sous-tend les deux visions : quelles priorités et quelle stratégie pour changer le cap en Europe ?

Dans l’urgence de la crise sanitaire, les Etats se sont vus obligés de s’endetter davantage pour financer les mesures de soutien à l’économie et les différents plans de relance. En conséquence, tous les pays de l’UE ont vu leur niveau de dette publique augmenter, de façon certes variable d’un pays à l’autre et en partant des niveaux d’endettement souvent différents.

La « dette Covid » plombe-t-elle les comptes publics et l’action de l’Etat, à court ou long terme ? Peut-on l’absorber tout en évitant une nouvelle politique d’austérité, en investissant dans l’avenir et notamment dans la transition écologique ? Plusieurs propositions sont avancées dans le débat : « cantonnement », mutualisation à l’échelle européenne, dette perpétuelle financée à des taux d’intérêt négatif, enfin l’annulation de la partie détenue par les banques centrales, conditionnée ou non à des investissements dans la transition écologique.

Si l’Institut Veblen ne prend pas position « pour » ou « contre » l’annulation elle-même, nous pensons que les politiques de relance doivent permettre d’accélérer la transition écologique au lieu de la freiner, ce qui implique aussi un financement approprié (nous avons exploré plusieurs options ici). Nous voulons contribuer à l’éclairer et à exposer clairement les arguments des uns et des autres. Ce débat doit être un débat européen et la table-ronde est organisée conjointement avec le bureau parisien de la Fondation Heinrich Böll.



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