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	<title>Institut Veblen / Veblen Institute</title>
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	<description>Faire de la transition &#233;cologique un projet de soci&#233;t&#233;.</description>
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		<title>Institut Veblen / Veblen Institute</title>
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		<title>Pour une macro&#233;conomie &#233;cologique</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Peter Victor &amp; Tim Jackson</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le monde doit faire face &#224; trois crises majeures. La premi&#232;re concerne la charge, in&#233;gale mais croissante, impos&#233;e par les &#234;tres humains sur la biosph&#232;re, et l'observation selon laquelle nous avons d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233; &#171; l'espace de fonctionnement s&#233;curis&#233; pour l'humanit&#233; &#187; en franchissant trois fronti&#232;res plan&#233;taires : celle du changement climatique, celle du bouleversement du cycle de l'azote et celle de l'&#233;rosion de la biodiversit&#233;. La deuxi&#232;me crise a trait quant &#224; elle &#224; la r&#233;partition (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le monde doit faire face &#224; trois crises majeures.&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re concerne la charge, in&#233;gale mais croissante, impos&#233;e par les &#234;tres humains sur la biosph&#232;re, et l'observation selon laquelle nous avons d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233; &#171; l'espace de fonctionnement s&#233;curis&#233; pour l'humanit&#233; &#187; en franchissant trois fronti&#232;res plan&#233;taires : celle du changement climatique, celle du bouleversement du cycle de l'azote et celle de l'&#233;rosion de la biodiversit&#233;. La deuxi&#232;me crise a trait quant &#224; elle &#224; la r&#233;partition r&#233;solument in&#233;gale de la production &#233;conomique, non seulement entre les diff&#233;rents pays, mais de plus en plus en leur sein m&#234;me. La troisi&#232;me crise enfin est li&#233;e &#224; l'instabilit&#233; du syst&#232;me financier mondial, r&#233;v&#233;l&#233;e en 2007/2008 et qui semble &#233;chapper &#224; toute solution &#233;vidente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces crises sont complexes et &#233;troitement li&#233;es. Il est tentant de vouloir en identifier les causes profondes, en partant du principe qu'en &#233;radiquant les causes, on r&#233;soudrait les crises. Mais ce serait une erreur. Ces crises, en effet intimement li&#233;es, sont le r&#233;sultat de syst&#232;mes dans lesquels les causes sont des cons&#233;quences et les cons&#233;quences des causes. Il n'y a donc pas lieu de rechercher des causes profondes, des causes qui ne seraient pas elles-m&#234;mes cons&#233;quences d'autres causes. Une telle d&#233;marche pourrait m&#234;me s'av&#233;rer contre-productive.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'ensuit que toute tentative s&#233;rieuse de trouver des solutions doit passer non seulement par l'analyse de la dynamique des diff&#233;rents syst&#232;mes impliqu&#233;s, &#224; savoir &#233;cologique, &#233;conomique et financier, mais aussi par un examen minutieux des interrelations entre ces syst&#232;mes. L'exercice est loin d'&#234;tre simple. Il constitue m&#234;me un v&#233;ritable d&#233;fi, en particulier pour une discipline comme l'&#233;conomie. Il est en outre probable qu'un des facteurs impliqu&#233;s dans la crise financi&#232;re soit l'incapacit&#233; de l'&#233;conomie &#224; combiner convenablement l'&#233;conomie financi&#232;re et l'&#233;conomie r&#233;elle. La&lt;br class='autobr' /&gt;
croissance &#233;conomique r&#233;elle semblait saine alors m&#234;me que les bilans financiers ne cessaient de se d&#233;grader. D'aucuns tentent d&#233;sormais de corriger ces dysfonctionnement et de mieux comprendre les connexions existant entre ces&lt;br class='autobr' /&gt;
syst&#232;mes. (Voir par exemple Keen, 2011.)&lt;br class='autobr' /&gt;
On assiste aussi depuis quelques ann&#233;es &#224; des tentatives, &#233;manant en particulier de l'&#233;conomie &#233;cologique, visant &#224; int&#233;grer l'approche des limites &#233;cologiques &#224; la compr&#233;hension de l'&#233;conomie r&#233;elle. Le rapport Stern (2006) sur l'&#233;conomie du changement climatique fait &#224; cet effet office de synth&#232;se cruciale, bien qu'il soit d&#233;pass&#233; par les derni&#232;res avanc&#233;es de la science du changement climatique et qu'il&lt;br class='autobr' /&gt;
n'int&#233;gr&#226;t que tr&#232;s approximativement les principes de l'&#233;conomie &#233;cologique. La principale conclusion de ce rapport, &#224; savoir qu'il est possible de r&#233;soudre le probl&#232;me&lt;br class='autobr' /&gt;
du changement climatique sans remettre en cause, ou alors seulement tr&#232;s peu, le mod&#232;le &#233;conomique standard, ne semble plus valable. La raison tient naturellement surtout au fait que le mod&#232;le standard ait &#233;t&#233; s&#233;v&#232;rement mis &#224; mal par la suite. Le raisonnement aux fondements de cet article part du constat qu'aucune de ces tentatives de synth&#232;se des syst&#232;mes r&#233;el, financier et &#233;cologique n'a encore abord&#233; le d&#233;fi structurel que pose la combinaison des crises &#233;cologique, sociale et financi&#232;re. Ce qui fait d&#233;faut plus pr&#233;cis&#233;ment, c'est une approche macro&#233;conomique &#233;cologique cr&#233;dible, c'est-&#224; dire un cadre conceptuel au sein duquel la stabilit&#233; macro&#233;conomique soit en ad&#233;quation avec les limites &#233;cologiques d'une plan&#232;te finie. Nous aborderons dans la suite de l'article certains des d&#233;fis associ&#233;s &#224; cette n&#233;cessit&#233; et esquisserons l'approche que nous proposons pour relever ces d&#233;fis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour d&#233;velopper une macro&#233;conomie &#233;cologique cr&#233;dible, le principal d&#233;fi &#224; relever vient du besoin structurel de croissance &#233;conomique, implicite dans les &#233;conomies modernes. Ce besoin p&#232;se de plus en plus sur le niveau des ressources disponibles ainsi que sur la qualit&#233; de l'environnement. La stabilit&#233; &#233;conomique repose sur une croissance &#233;conomique perp&#233;tuelle alors que la viabilit&#233; &#233;cologique est d&#233;j&#224; mise &#224; mal par les niveaux d'activit&#233; &#233;conomique. C'est pr&#233;cis&#233;ment ce dilemme que nous aborderons dans la section suivante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La croissance non &#233;conomique</title>
		<link>https://www.veblen-institute.org/La-croissance-non-economique.html</link>
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		<dc:date>2012-10-01T14:53:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Peter Victor</dc:creator>


		<dc:subject>Notes &amp; Etudes </dc:subject>
		<dc:subject>Indicateurs et soutenabilit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'id&#233;e que l'&#233;conomie ne puisse pas continuer &#224; cro&#238;tre ind&#233;finiment &#8211; ou que la croissance ne puisse durer plus que quelques g&#233;n&#233;rations &#8211; est une id&#233;e aussi vieille que la science &#233;conomique. Les &#233;conomistes classiques &#8211; Smith, Ricardo et bien s&#251;r Malthus &#8211; ont chacun expliqu&#233; pourquoi ils pensaient qu'un jour la population humaine finirait par d&#233;passer la capacit&#233; de la nature &#224; fournir bien plus que la seule subsistance. Mais l'&#232;re de croissance &#233;conomique sans pr&#233;c&#233;dent qui s'ouvrit au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.veblen-institute.org/-Publications-.html" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.veblen-institute.org/+-Note-de-l-Institut-Veblen-+.html" rel="tag"&gt;Notes &amp; Etudes &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.veblen-institute.org/+-Indicateurs-et-soutenabilite-+.html" rel="tag"&gt;Indicateurs et soutenabilit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'id&#233;e que l'&#233;conomie ne puisse pas continuer &#224; cro&#238;tre ind&#233;finiment &#8211; ou que la croissance ne puisse durer plus que quelques g&#233;n&#233;rations &#8211; est une id&#233;e aussi vieille que la science &#233;conomique. Les &#233;conomistes classiques &#8211; Smith, Ricardo et bien s&#251;r Malthus &#8211; ont chacun expliqu&#233; pourquoi ils pensaient qu'un jour la population humaine finirait par d&#233;passer la capacit&#233; de la nature &#224; fournir bien plus que la seule subsistance. Mais l'&#232;re de croissance &#233;conomique sans pr&#233;c&#233;dent qui s'ouvrit au d&#233;but du XIXe si&#232;cle rel&#233;gua ces r&#233;serves au second plan. Si la plupart des doutes quant &#224; la long&#233;vit&#233; de la croissance furent dissip&#233;s, ils ne disparurent pas totalement pour autant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces pr&#233;occupations refirent surface au milieu du XXe si&#232;cle dans les &#233;crits d'&#233;conomistes comme Boulding, Mishan, Georgescu-Roegen et Daly. Plus pr&#233;cis&#233;ment, l'id&#233;e qu'il pourrait y avoir des limites &#224; la croissance a fait son entr&#233;e dans le d&#233;bat public en 1972 avec le livre Halte &#224; la croissance ? r&#233;dig&#233; par Meadows et une &#233;quipe de chercheurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2008, gr&#226;ce &#224; 30 ans de donn&#233;es collect&#233;es, le chercheur Graham Turner est parvenu &#224; montrer que parmi tous les sc&#233;narios examin&#233;s dans ce petit livre (dont l'influence fut grande), celui qui correspondait le mieux aux donn&#233;es &#233;tait celui du &#171; business as usual &#187; aussi appel&#233; &#171; trajectoire standard &#187;. Dans ce sc&#233;nario, qui ne suppose aucun changement majeur dans les relations physiques, &#233;conomiques ou sociales, la croissance &#233;conomique s'interrompt brutalement au milieu du XXIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, l'id&#233;e selon laquelle une croissance &#233;conomique infinie peut &#234;tre tout aussi bien ind&#233;sirable qu'irr&#233;alisable n'est pas nouvelle non plus. Elle s'inscrit dans une longue lign&#233;e de r&#233;flexions qui d&#233;buta, il y a au moins 160 ans, avec la contribution de John Stuart Mill sur l'&#233;tat stationnaire. Mill expliquait que pour tout un ensemble de raisons sociales, &#233;conomiques, environnementales et spirituelles, il esp&#233;rait que &#171; pour le bien de la post&#233;rit&#233;... [les &#234;tres humains] se contenteront d'un &#233;tat stationnaire, bien avant que la n&#233;cessit&#233; ne les y oblige &#187;. Malgr&#233; l'influence que son livre [Principes d'&#233;conomie Politiques, 1873] eut sur le d&#233;veloppement de la science &#233;conomique le chapitre, d'o&#249; fut tir&#233;e cette citation, fut largement ignor&#233; pendant plus d'un si&#232;cle. Herman Daly, sans doute l'un des &#233;conomistes les plus prolifiques et perspicaces de ces 40 derni&#232;res ann&#233;es &#224; avoir &#233;crit sur la fin de la croissance &#233;conomique, s'est appuy&#233; en grande partie sur le travail de Mill lorsqu'il a forg&#233; le terme de &#171; croissance non &#233;conomique &#187; : la croissance qui, au-del&#224; d'un certain seuil, cause plus de mal que de bien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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