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La réduction du temps de travail : un débat d’un autre temps ?

Après les lois Aubry de 1998 et 2000, le débat public a peu mobilisé les évaluations existantes. Celles-ci dressaient pourtant des 35 heures un bilan honorable, qui aurait pu soutenir d’autres choix politiques que le détricotage, amorcé dès 2003 et encore à l’œuvre aujourd’hui. A l’heure où le slogan « travailler plus pour gagner plus » a pris le pas sur le projet de « travailler moins pour travailler tou.te.s », un retour sur les évaluations des 35 heures invite à remettre la réduction du temps de travail en débat.

Le débat est d’autant plus nécessaire que les politiques néolibérales, qui exigent toujours plus de travail pour un partage toujours plus inégalitaire des richesses, mènent à des impasses. Elles n’offrent de réponse ni aux défis sociaux et environnementaux auxquels nous sommes confrontés, ni aux mouvements sociaux qui agitent nos sociétés. Dans un contexte de croissance à la fois ralentie et insoutenable, marqué par la précarisation des emplois et l’intensification du travail, la réduction du temps de travail pourrait bien participer d’un modèle économique plus soutenable.

Avec :

Anne Eydoux (Cnam, membre des Économistes atterrés) – Les évaluations des 35 heures, et après ? Rouvrir le débat sur la réduction du temps de travail

Michel Husson (Ires) – Le bilan macroéconomique des 35 heures

Thomas Coutrot (membre des Économistes atterrés) – Réduction du temps de travail : la question des conditions et de l’organisation du travail

Aurore Lalucq (Institut Veblen) : Réduction du temps de travail et écologie

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